ALMANSOR
1 SS
comme tout ce que je vois porte des vêtementsroses !
AL5IANSOR.
Oui, oui, nous sommes dans le ciel, douce bien-aimée. Vois-tu les fleurs qui jouent là-bas sous nospieds? Vois-tu les papillons qui voltigent au milieud’elles et qui, en les lutinant avec grâce, leur jettentdans les yeux, pauvres fleurs, la scintillants pous-sière de diamant? Entends-tu là-bas la sourcemurmurer, et les libellules bleuâtres bourdonneralentour? Entends-tu le clapotement que font lesnymphes à la chevelure verte, en plongeant sous lesondes rougeâtres et dorées? vois-tu ces blanchesfigures qui s’avancent, légères comme des brouil-lards? C’est la troupe des bienheureux qui se pro-mènent, éternellement jeunes, dans les jardins duprintemps éternel.
zuleima. .
Si c’est le séjour des bienheureux, Almansor, dis-moi donc comment tu y es entré. Notre pieux abbém’assurait que les chrétiens seuls pouvaient obte-nir la béatitude.
almansor.
Oh ! ne doute pas de la mienne. Je te presse dans