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OEUVRES DE HENRI IIEINE
manteau; or, c’est seulement le sabre au poing quenous souhaitons la bienvenue aux Espagnols.
HASSAN, il so lève lentcmant et dit d’un ton sévère.
Almansor - ben - AbduIIah , réponds-moi ! D’oùvient que tu portes ce costume? Qui a mis au noblecoursier berbère cette peau de serpent brillante ettachetée? Rejette cette venimeuse enveloppe, filsd’Abdullah! Marche sur la tête du serpent, noblecoursier !
ALMANSOR, souriant.
' Toujours le même, toujours inilexible en ton zèle,mon vieil Hassan! toujours la même foi aux formeset aux couleurs! Ne sais-tu pas que la peau de ser-pent est une sauvegarde contre le serpent, de mêmeque la peau de loup protège l’agneau humble etsans défense au milieu de la forêt? Malgré cette to-que et ce manteau, va, je suis toujours musulmande cœur et d'âme, car c’est dans mon cœur que jeporte le turban.
HASSAN.
Béni soit Allah ! Allah soit béni ! (Aux Maures). — Re-posez-vous, mes frères; c’est moi qui veillerai. Levieil Hassan a rajeuni tout à coup.
Les Maures s’en vont.