ALMANSOR
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Eh ! eh ! ton avocat s’emporte et son discours jettedes étincelles.
ALMANSOR.
Silence ! il va les éteindre dans ton sang.
TROISIÈME MADRE.
Le jeu sera bientôt fini. Rends-toi.
Hassan se précipite sur la scène, un flambeau dans la main gauche,un cimeterre dans la main droite.
IIASSAN.
Oh ! oh ! avez-vous donc oublié le vieux Hassan?La vengeance, vous le savez, c’est mon affaire. Ce-lui-là m’appartient. Il faut que je le tue. (il se bat avec
Àlraansor, déjà affaibli et chancelant. Au moment de le frapper, il aper-çoit son visage à la lueur du flambeau, et, saisi d’une émotion subite,
ii tombo à ses genoux.) Allah ! C’est Almansor-ben-Ab-dullah!
ALMANSOR.
Oui, c’est bien moi. Et'toi, tu es bien Hassan.Relève-toi, fidèle serviteur de ma maison. Une illu-sion nocturne nous a tous abusés. Un peu plus, etle château de mes pères allait devenir mon sépul-cre, le vieux berceau mon cercueil.
PREMIER MAURE.
Tu avais l’air d’un Espagnol, avec ta toque et ton