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ŒUVRES DE HENRI HEINE
polis, leurs élégantes peintures, qui toujours don-naient asile au voyageur fatigué. Elles sont restéeshospitalières, les bonnes murailles, mais elles n’ontplus pour hôtes que les liibous et les vautours, (nva vers la fenêtre.) Personne, nul mouvement. Toiseul, ô soleil, tu m’as entendu; compatissant à mapeine, tu m’envoies tes derniers rayons et tu ré-pands ta clarté sur mon sombre chemin. O bienfai-sant soleil, écoute mes paroles reconnaissantes : toiaussi, enfuis-toi vers les côtes du pays des Maureset vers les plaines éternellement heureuses de l'A-rabie. Oli ! crains don Fernand et ses conseillers,qui ont juré une haine implacable à toute belle lu-mière. Grains dona Isabelle, Isabelle l’orgueilleuse,qui, tout étincelante du feu de ses diamants, pré-tend briller toute seule, quand elle aura fait la nuitautour d’elle. Oh 1 fuis cette mauvaise terre d’Espa-gne où s’est déjà éteinte ta sœur, ô soleil, T éblouis-sante Grenade aux tours d’or ! (S’éloignant de la fenêtre.)Mon cœur est oppressé comme si le disque enflammédu soleil couchant s’était roulé sur cette pauvre etfaible poitrine. Mon corps est comme une braisequi tombe en cendres brûlantes et le sol se dérobesous mes pas. Ab ! tout est si doux pour moi dans