ALMANSOR
Intérieur d’un vioux château mauresque délabré. Par les fenêtreslatérales, tombent les rayons du soleil couchant.
ALMANSOR.
C’est encore l’ancien parquet cher à mon souve-nir, le tapis bien connu, le tapis brodé de millecouleurs où marcha le pied sacré des aïeux! main-tenant les vers en rongent les fleurs de soie, commes’ils étaient les alliés des Espagnols. Ce sont encoreles vieilles colonnes fidèles, fiers soutiens de marbrede la fière maison, où je m’appuyai tant de lois,lorsque j’étais enfant. Oh! pourquoi nos Gomèles,nos Ganzuls, et les Àbencerrages, et les hautainsZégris, n'ont-ils pas soutenu aussi fidèlement letrône du roi dans l’Alhambra splendide? Ce sontencore les bonnes vieilles murailles, avec leurs bois