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Drames et fantaisies
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ALMANSOR

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ces lieux, si doux et si cruel ! La brise légère quime rafraîchit la joue mapporte avec son souille lesalut des jours évanouis. Dans le mouvement desombres du soir, j'aperçois les légendes de mon en-fance, elles se dressent, elles me font des mines,elles me sourient d'un air sensé et sétonnent queleur vieil ami soit aujourd'hui si triste, si étrangerdans sa demeure.-bas, cest ma mère chérie, mamère trépassée, qui mapparaît; inquiète, pleinedangoisses, elle regarde, elle pleure, elle me faitsigne, elle me fait signe encore avec sa blanchemain. Je vois aussi mon père,, sur le coussin develours vert, assis et sommeillant doucement, (n reste

plongé dans ses réflexions. La nuit est ^venue. On voit dans ie fondpasser une forme humaine, un flambeau à la main.) Quel 6St C6fantôme qui vient de passer avec une vague lueur?Nétait-ce quune illusion de ma fantaisie trompée?Jai cru voir le vieil Hassan; était-ce lui? Peut-êtreque Hassan est couché dans la tombe et que sonesprit veille encore sur le château quil a fidèlementgardé pendant sa vie. Jentends un mouvementconfus, un bruit sourd, qui sapproche, qui sap-proche toujours comme si mes pères sortaient deleurs tombeaux pour me saluer de leurs mains de