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INTRODUCTION
tions nouvelles. Pour ceux-là mêmes qui respec-taient encore sa gloire, le vieux roi semblait avoirabdiqué. Il leur fallait un chef, un gagneur debatailles; n’était-ce pas ainsi que Goethe lui-même, cinquante ans plus tôt, avait conduit lescontemporains de Werther à la conquête d’unmonde inconnu ? Henri Heine crut avoir trouvé cevainqueur dans Immermann. « Depuis la mort deGoethe, — écrit-il en 1823, et remarquez bien queGoethe avait encore neuf ans à vivre pour la scienceet la poésie, — Immermann est avec OElenschlâgerle premier poète dramatique du monde. » Uneautre fois il écrit à Frédéric Steinmann, un de sescamarades d’université : « Connais-tu Charles Im-mermann ? découvrons-nous tous deux et saluons.C’est une vraie nature de poète, une nature puis-sante, lumineuse et comme il y en a peu. » Excitépar l'attente de la jeunesse au moins autant quepar sa fougue personnelle, Immermann poussait safantaisie à outrance et croyait faire du Shakspeare.La belle magicienne qui devait calmer ses orages