INTRODUCTION
49
que votre Erwin , bien que celui-ci soit plusriche... Il m’était plus facile à moi de me concen-trer. parce que je n’avais à représenter qu’un petitfragment du monde, un seul et unique thème. De-puis, surtout pendant cet hiver, l’état maladif où jeme trouve a ouvert davantage mes facultés récep-tives, et quand je livrerai dans quelques annéesle drame auquel je songe en ce moment, on verrasi, après n’avoir fait que reproduire sous maintesformes l’histoire de l’Amour et de Psyché, je suisde taille à chanter aussi la guerre de Troie... »C’est très-sérieusement que Henri Heine rapprochedu nom de Shakspeare le nom de Charles Immer-mann; on cherchait alors un Shakspeare, on envoulait un coûte que coûte, comme on appelleaujourd’hui avec impatience le théâtre et le poètede l’avenir. L’Allemagne venait de traverser unecrise de langueur. Gœthe, avec son éclectismeimpartial et ses larges études en tout sens, donnaitun spectacle que nous pouvons admirer à distance, «mais qui ne répondait guère au réveil des généra-