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INTRODUCTION
la fougue un peu sauvage des premières productionsd’Immermann avait pour lui un attrait singulier. Ilétudiait ardemment le théâtre, voulant prendre sarevanche de la chute d’ Almansor, et comme iltrouvait chez Immermann les qualités dramatiquesdont il était lui-même dépourvu, il lui témoignaitune admiration cordiale. » Le grand défaut de mesœuvres, écrit-il, c’est la monotonie; drames etpoèmes, chez moi, ne sont que des variations d’unthème unique. Vous devez le sentir mieux que per-sonne, vous dont la poésie a pour thème le mondeentier, le vaste monde, dans son infinie diversité.C’est ce (jue je soutenais récemment encore contreM. Varnhagen d’Ense. Vous avez cela de communavec Shakspeare que vous réfléchissez tout l’univers,et le seul défaut de vos compositions est que vousne savez pas concentrer vos richesses. Shakspearel’a su, et voilà pourquoi il est Shakspeare; maisvous aussi vous apprendrez cet art, et chacune devos tragédies sera meilleure que la précédente. Ace point de vue, votre Pétrarque me satisfait mieux
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