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INTRODUCTION
effarée, à laquelle succède par instants une béati-tude grotesque, est le sublime du genre. « Moi aussi,s’écrie-t-il à demi triomphant, à demi hébété, moiaussi, j’ai changé de nom. Je ne m’appelle plus Ha-malnnah, je m’appelle Pédrillo, comme saint Pierredans sa jeunesse. Et Habahbah, la vieille cuisinière,elle se nomme maintenant Petronella, comme au-trefois la femme de saint Pierre. » Sérieuse penséesous un masque bouffon ! amère critique et tropfondée, hélas ! de la manière dont ces grands inté-rêts de l’âme sont traités parmi les hommes ! Com-bien de Pedrillos dans nos diverses communionschrétiennes ! combien de gens pour qui le christia-nisme est un simple costume! J’accepte la satireparce qu’elle est de nature à faire penser, et je neme demande pas si le railleur a eu l’intention mo-rale que je lis dans ses paroles ; c’est parfois le pri-vilège des poètes de dépasser leur propre pensée etd’exprimer plus qu’ils n’ont senti.
Nous accepterons aussi l’espèce de satire à la foisviolente et burlesque représentée par don Enrique,