( 3 7 )
flans plusieurs contrées des deux mondes, etl’esprit humain est émancipé.
Dans cet écrit rédigé à la liâte, et qui servirade pâture à la calomnie, l’auteur ayant consignésur l’état actuel de la France, la vingtième partiede ce qu’il sait, et la centième de ce qu’il pense,lui pardonnera-t-on de parler un instant de lui-même? On ne manquera pas de dire qu’il acomposé une diatribe, et d’avance, on con-naît les épithètes dont il sera gratifié, ce quiest toujours plus commode que de réfuter.Quand on a étudié et palpé le cœur humain,on sait que l’estime est une des choses dont il.faut dépenser le moins. En désignant au méprisles hommes vils, n’a-t-il pas admis, pour tousles corps, des exceptions dans lesquelles chacunpeut se placer? Avec Erasme, il dira : qui selœsum clamabit is conscientiam suam prodet.Un homme qui a voté contre la création d’unenoblesse, contre Vimpèrialitê, l’usurpation desEtats Romains, le divorce, les proscriptionssous le nom de conscriptions, etc., a-t-il ex-cédé ses droits en présentant ses réflexions surdivers articles de la constitution nouvelle, endemandant si des décorations , des parcheminset des litres héréditaires importent au bonheurdu peuple? L’auteur de cet opuscule n’a pas la