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De la constitution française de l'an 1814
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se montrent en amis. Alors on a vu ce quonvoit toujours dans les révolutions : les bravesmontent à lassaut; ils sont suivis dhommesprobes, quoique timides; puis la colonne en-tière sébranle, et sa marche devient uni-forme et régulière. Dites-nous quelle autre au-torité que le Sénat aurait pu servir de rallie-ment à la nation, et prononcer dune manièrelégale la déchéance? De laveu de nos géné-raux, dès que ce décret a été connu de larmée 9le glaive sest incliné devant la loi, et le fleuvede sang a tari. Sans le Sénat, la guerre civile,peut-être, eût mis le comble à nos malheurs,et la mère commune, la patrie ( puisquenfinnous la retrouvons), verrait ses entrailles dé-chirées par ses propres enfans.

Mais touchons-nous au terme de nos an-goisses? létendue des désirs à cet égard est-elle la mesure de nos espérances ; et que peut-on augurer des symptômes que nous offrent lesévénemens qui se pressent, qui saccumulentsous nos yeux? Aux inquiétudes que présentelinstabilité des choses humaines, ajoutez cellesque fait naître la versatilité dune nation la pluscomplimenteuse delEurope, qui pour habitudesna que des modes, qui parcourt tous les ex-trêmes, et qui passe rapidement de lenthou-