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De la constitution française de l'an 1814
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les animaux pour traîner la charrue et tracer lessillons de leurs champs arrosés de larmes. Ladésolation couvre la France. Je doute qu’unmonarque pût goûter le moindre plaisir au mi-lieu des fêtes, s’il pensait que, pour y subvenir,l’infortuné père de famille a épuisé ses for-ces, que la pauvre veuve a économisé sur levêtement et la nourriture de ses enfans, pourverser au trésor public quelques écus, que l’onprodigue si facilement, (j)

Ces omissions nombreuses qn’on remarquedans la Constitution, doivent être, dit-on, sup-pléées par des lois ou des sénatus-consultes or-ganiques. Ces derniers mots effraient, quandon se rappelle que le premier acte revêtu de cenom fut un attentat contre des hommes quipouvaient être coupables, mais qu’il fallait ju-

(1) On lira avec plaisir cet extrait (lu discours de Pla-ton, métropolite de Moscow, au couronnement d’A-lexandre I er , en septembre 1801. « Tu verras aussi l’hu-« manité dans sa simplicité primitive , dépouillée de tous« les ornemens de la naissance et d’une fastueuse origine.« Elle te rappellera continuellement quels sont les droits

« de l’homme.et qu’à tes yeux il n’est d’être vil dans

« la nature que l’oppresseur de l'humanité, ou celui qui« ose s’élever au-dessus des bornes qu’elle prescrit. »