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De la constitution française de l'an 1814
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la bourse ; aucun impôt naura lieu sil nestconsenti par le Corps-Législatif et le Sénat. Maisen appelant lexpérience du passé au conseil duprésent, elle vous dirait que, si une puissanceétrangère est intéressée à vous lier les mains ,elle fournira des subsides au moyen desquelson fera la guerre et lon achètera des complices :car partout il y a des êtres disposés à se vendreet à vendre la patrie ; et, suivant l'expressiondun ministre, on arma le tarif de leurs cons-ciences.

Quoi ! pas un mot sur la liste civile, qui de-vrait être fixée invariablement au commence-ment de chaque règne, pour prévenir les intri-gues dont le but serait de la faire grossir durantla vie du monarque! Eu évitant la mesquinerie,évitera-t-on lexcès opposé, qui mettrait encontraste la splendeur du trône avec la misèredu peuple, lorsque nous avons tant de plaies àcicatriser eide désastres à réparer? Notre po-pulation est dailleurs très-diminuée. Du fonddes tombeaux douze millions dhommes égorgésdepuis quinze ans élèvent la voix pour crierqu'en Europe, en France surtout, les malheu-reuses mères nenfantaient plus que pour four-nir des victimes. Actuellement des femmeséplorées et des vieillards impotens remplacent