Druckschrift 
De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe
Entstehung
Seite
40
Einzelbild herunterladen
 

4o

se le figurer renfermé clans une cour ruinée et flétrie,exerçant sur les seuls Français sa rage, ses vengeanceset son génie turbulent? Buonaparte n’est point changé;il ne changera jamais. Toujours il inventera des pro-jets, des lois, des décrets absurdes, contradictoiresou criminels; toujours il nous tourmentera : il rendratoujours incertaines notre vie, notre liberté, nos pro-priétés. En attendant qu’il puisse troubler le mondede nouveau, il s’occupera du soin de bouleverser nosfamilles. Seuls esclaves au milieu du monde libre, ob-jet du mépris des peuples, le dernier degré du malheursera de ne plus sentir notre abjection, et de nous en-dormir, comme l’esclave de l’Orient, indifférent aucordon que le sultan nous enverra à notre réveil.

Non, il n’en sera pas ainsi. Nous avons unprince légitime, né de notre sang, élevé parmi nous,que nous connoissons, qui nous connoit, qui a nosmoeurs, nos goûts, nos habitudes, pour lequel nousavons prié Dieu dans notre jeunesse, dont nos enfanssavent le nom connue, celui d’un de leurs voisins, etdont les- pères vécurent et moururent avec les nôtres.Farce, que nous avons réduit nos anciens princes àêtre voyageurs, la France serait-elle une propriétéforfaite? Doit-elle demeurer à un Corse par droit d’au-baine? Ah! pour Dieu ne soyons pas trouvés en telledéloyauté, que de déshériter notre naturel seigneur,pour donner son lit au premier compagnon qui ledemande. Si nos maîtres légitimes nous manquoient,le dernier des Français seroit encore préférable à Buo-naparte pour régner sur nous : du moins nous n’aurionspas la honte d’obéir à un étranger.

11 ne me reste plus qu’à prouver que si le réta-blissement de la maison de Bourbon est nécessaire àla France,, il ne l’c&t pas moins à l’Europe entière.