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De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe
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Des Allies.

A ne considérer d’abord que les raisons particu-lières, est-il un honnne au mondé qui voulût jamaiss’en reposer sur la jiarole de Buonaparte? N’est-ce pasun point de sa politique, comme un des penchans deson coeur, que de faire consister l’habileté à tromper,à regarder la bonne-foi comme une duperie et commela marque d’un esprit borné, à se jouer de la saintetédes èerniens? A-t-il tenu un seul des traité? qu’il aitfaits avec les diverses puissances de l’Europe? C’esttoujours en violant quelque article de ces traités et enpleine paix qu’il a fait ses conquêtes les plus solides;rarement il a évacué une place qu’il devoit rendre;et aujourd’hui même qu’il est abattu, il possède encoredans quelques forteresses de l’Allemagne le fruit deses rapines et les témoins de ses mensonges.

On le liera de sorte qu’il ne puisse recommencerses ravages? Vous aurez beau l’afFoiblir en démembrantla France, en mettant garnison dans les places fron-tières pendant un certain nombre d’années, en l’obli-geant à payer des sommes considérables, en le for-mant à n’avoir qu’une petite armée et à abolir la con-scription; tout cela sera vain. Buonaparte, encore unefois, n’est point changé. L’adversité ne peut riensur lui, parce qu’il n’étoit pas au-dessus de la fortune-Il méditera en silence sa vengeance : tout - à - coup,après un ou deux ans de repos, lorsque la coalitionsera dissoute, que chaque puissance sera rentrée dansses états, il nous appellera aux armes, profitera desgénérations qtü se seront formées, enlèvera, franchirales places de sûreté, et se débordera de nouveau surl’Allemagne. Aujourd’hui même il ne parle que- d’al-ler brûler Vienne, Berlin et Munich; il ne peut coït,sentir à. lâcher sa proie. Les Baisses reviendront-ilsassez vite, des rivçs du Borysthènc pour sauver une