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De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe
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étions assez lâches pour acheter, par une partie denotre territoire, la honte de conserver au milieu denous le germe de la peste et le fléau de l’humanité,il faudroit fuir au fond des déserts, changer de nomet de langage, tâcher d’oublier et de faire oublierque notxs avons été Français.

Pensons au bonheur de notre commune patrie;songeons bien que notre sort est entre nos mains :un mot peut nous rendre à la gloire, à la paix, àl’estime du monde, ou nous plonger dans le plusafFreux, comme dans le plus ignoble esclavage. Re-levons la monarchie de Clovis, Fhéritage de saintLouis, le patrimoine de Henri IV. Les Bourbonsseuls conviennent aujourd’hui à notre situation mal-heureuse, sont les seuls médecins qui puissent fermernos blessures. La modération, la paternité de leurssentimens, leurs propres adversités conviennent à unroyaume épuisé, fatigué de convulsion et de malheurs.Tout deviendra légitime avec eux, tout est illégitimesans eux. Leur seule présence fera renaître l’ordredont ils sont pour nous le principe.' Ce sont de bra-ves et illustres gentilshommes, autant et plus Françaisque nous.- Ces seigneurs des Fleurs de Lys furentdans tous les temps célèbres par leur loyauté; ils tien-'nent si fort à la racine de nos 'moeurs, qu’ils sem-blent faire partie même de la France, et lui manqueraujourd’hui comme l’air et le soleil.

Si tout doit devenir paisible avec eux; s’ils peu-vent seuls mettre un terme à cette trop longue révo-lution, le retour de Buonaparte nous plongeroit dansdes maux affreux et dans des troubles interminables.L’imagination la plus féconde peut-elle se représenterce que seroit ce monstrueux géant resserré dans d’é-troites limites, n’ayant plus les trésors dix monde àdévorer et le sang de l’Europe à répandre? Peut-on