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même caisse achetant 112 millions de rente 3 pourcent, à S5 fr. 71 cent., cest-à-dire à i/j fr. 29 cent,au-dessous du pair; et, avec de pareilles données ,on n’arrive à éteindre les 112 millions 3 pour centque quatre ans avant l’extinction des 140 millions5 pour cent. Que serait-ce donc, si on calculaittout au pair, comme on le devrait? On aurait pré-cisément le résultat de mes tableaux.
Apprendre à ceux qui pouvaient l’ignorer qu’ilfaut employer de tels moyens pour produire detels résultats, c’est démontrer avec évidence à tousles yeux que le projet qu’on paraît défendre nepeut pas être soutenu.
Si la caisse d’amortissement devait acheter à toutprix au-dessus du pair; si le ministère et les cham-bres voulaient lui imposer cette obligation donton n’a eu l’idée dans aucun pays de la terre, etque l’agioteur le plus effronté n’oserait pas sollici-ter ; si on devait admettre que nous pourrions ra-cheter à 142, à 1,000, à 2,000, ce que nous avonslivré à 5o (car il n’y a pas plus de raison pour s’ar-rêter à 1,000 qu’à 142 ) ; si telle devait être notrecondition, tout examen serait superflu : il ne fau-drait plus s’occuper de la fortune publique ; elleappartiendrait à l’agiotage.
Toute l’affaire est donc dans la question sui-vante : Yaut-il mieux sacrifier des milliards, quede déclarer que la caisse d’amortissement ne sera