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Seconde lettre a son excellence M. le comte de Villèle, Ministre des finances président du conseil des minstres, etc., etc., sur le projet de remboursement ou de réduction des rentes
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désordre serait peut-être irréparable ; peut-être pa-ralyserait-il les efforts que la France doit toujourspouvoir faire pour sa défense ou pour sa gloire.

Lorsque le présent est plein de prospérité, luisacrifier lavenir est un véritable crime détat.

Les charges sur lavenir ne peuvent être justi-fiées que par une extrême nécessité , pareequonignore si elles ne tomberont pas sur la nation , aumoment dun grand danger, dun grand besoin ,dune grande crise politique, et si, joignant leurpoids à une catastrophe imprévue, elles nentraî-neront pas un grand bouleversement.

Cest cette haute prévoyance qui portait le doc-teur Price à condamner les emprunts sur bas inté-rêts, par cela seul que lamortissement les éteintavec moins de promptitude. « Si les dettes sont à»un intérêt de 6 pour o/o, disait-il, le fonds da-«mortissement (dun cinquième de la rente) paie-» ra trois cinquièmes de ces dettes en vingt-trois ans,» et létat peut être sauvé. Si lintérêt nest que de» 3 pour o/o , le fonds damortissement ne produi-» ra le même allégement que dans un temps double,» et la banqueroute publique peut devenir inévitable. »

La conversion des 5 pour cent en 5 pour cent arrêtera lemouvement des capitaux vers les provinces , lagricultureet lindustrie.

Le moyen que lon croit le plus puissant pour