ENTRE SAMBRE-ET-MEUSE.
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bâtiments ont totalement disparu. C’est la patrie de PierreBoiseau, marquis de Châteaufort, général au service d’Es-pagne, mort à Zamora en 1741.
Plus loin on rencontre Florennes (1,474 hab.), longtempspropriété de seigneurs particuliers, qui y fondèrent uneabbaye en 1012, et la donnèrent à l’évêché de Liège. Le12 septembre 1015, le comte de Louvain, Lambert, et lecomte deMons, René, atteignirent en cet endroit le duc dela Basse-Lotharingie Godefroid III, et le forcèrent à livrerbataille; leur impétuosité leur devint funeste; les ennemiscombattirent avec la fureur du désespoir et remportèrentune victoire complète. Lambert fut au nombre des morts.On raconte que ce prince resta longtemps au fort de lamêlée sans recevoir de blessure, grâce à quelques reliquesque lui avait données une chanoinesse de Nivelles et qu’ilportait dans son armure ; elles se détachèrent inopinémentet il reçut aussitôt un coup mortel. Le comte de Hainaut,Baudouin, dit de Jérusalem, céda à Obert, évêque de Liège,ses droits sur la ville de Florennes, qui fut démanteléeen 1702. Il y a un château appartenant au duc de Beanfort.C’est la patrie du savant biographe Jean-Noël Paquot (m.en 1805).
Walcourt (952 hab.), dont la tour massive s’aperçoit auloin, a eu également des seigneurs particuliers, jusqu’à ceque le comte de Narnur en fît l’acquisition en 1303. L’église,détruite en 1615 par un incendie, a été reconstruite à l’aidedes aumônes des habitants et des pèlerins. Dans un com-bat livré près de Walcourt en 1689, le prince de Waldeekdéfit l’armée française.
Philippeville (1,165 hab.) est bâtie sur un plateau élevéqui dépendait autrefois d’un village liégeois appelé Corbi-