380
PROVINCE DE NAMUR.
ché de Liège. Floreffe, au contraire, était un domaine descomtes de Namur, qui y établirent des prémontrés en i 121.L’église abbatiale, consacrée en 1250, réparée en 1770 surles plans de Dewez et devenue paroissiale, est extrêmementremarquable. Dans les bâtiments claustraux, occupés au-jourd’hui par le petit séminaire de l’évêché de Namur, onremarque le cloître carré, entouré d’ouvertures ogivales,et l’ancienne salle dite des Comtes de Namur, ornée deleurs armoiries, et partagée en deux nefs par six colonnes.Le village est bâti sur un coteau. C’était autrefois une pe-tite ville qui fut fortifiée et dotée de privilèges par le comteHenri l’Aveugle ; mais du vivant même de ce prince, laguerre qui éclata entre lui et le comte de Hainaut amenaen 1188 la prise et la ruine de FlorefiFe.
En pénétrant dans le pays qui a emprunté son nom auxdeux rivières qui l’enlacent de leurs eaux, on arrive àFosses (2,950 hab.), située dans un ravin et baptisée sansdoute par cette circonstance. Il y eut un monastère de reli-gieuses, que l’abbesse Gisèle donna en 908 à levêque deLiège et qui fut plus tard converti en chapitre. La villeoffre encore quelques restes de tours et de murailles, for-tifications qui ne l’ont pas garantie de pillages fréquentspendant le moyen âge. C’est l’évêque Notger qui l’entourade murs vers l’an 984.
Brogne ou Saint-Gérard (1,445 hab.), située sur uneéminence, au milieu d’une plaine qui l’environne de touscôtés, dans l’ancien Namurois , doit le second de cesnoms à un seigneur qui y fonda une abbaye vers 915,près d’un oratoire dédié à saint Michel, fondé, selon la tra-dition, par Pépin de Herslal, et consacré par saint Lambert.Ce monastère a été réuni en 1500 à l’évêché de Namur, et ses