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l'ROVlNCE DE NAMUR.
gny. La reine Marie de Hongrie acquit cette localité, et vfit commencer en 1555 une nouvelle ville à laquelle elledonna le nom de son neveu. Il n’y a à citer que les fortifi-cations, les casernes, l’arsenal, et elle ne consiste qu’endix petites rues, aboutissant toutes à une place centrale.Philippeville fut cédée à la France en 1659 et séparée dece royaume en 1815. Dans ses environs, on voit les ruinesdes châteaux de Samart, dont le nom dérive, dit-on, desmots latins Sacellum Martis, la chapelle de Mars, et deSautour, village sur une côte élevée, appelé vulgairementla ville aux seize tours. Les ruines de ce dernier consistenten un bâtiment carré et quelques donjons ; de vastes souter-rains conduisent de là au pied de la colline. Les alentoursoffrent fréquemment des antiquités romaines.
C’est encore à la gouvernante des Pays-Bas, Marie deHongrie, que la petite ville de Marienbourg (682 hab.)doit sa fondation. Elle fut bâtie en 1542 sur le territoiredu village de Frasnes, échangé avec l’évêque de Liège contrela seigneurie de Herstal. Cette ville tomba en 1554 au pou-voir de la France, qui la garda jusqu’à la paix de 1559; ellefut cédée ensuite à cette puissance en 1659 et lui resta jus-qu’en 1815. Ses fortifications, qui avaient été démanteléespar ordre de Louis XIV, ont été rétablies en 1818. Elle estsituée entre les ruisseaux dits la Brouffe et l’Eau Blanche.
La dernière localité remarquable, sur la route de Namurà Rocroy, est Couvin (2,340 hab.), ville très-ancienne ap-partenant primitivement à l’abbaye de Saint-Germain desPrés près de Paris , cédéj ensuite par les religieux au roi deFrance Robert, donnée par celui-ci à sa sœur Hedwige quiépousa le comte de Hainaut, René III, et vendue par lecomte Baudouin à Obert, évêque de Liège, en 1096, pour