ENVIRONS DE NAMUR.
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avait autrefois une riche bibliothèque et a fourni au paysson premier historien, le chroniqueur Sigebert, morten 1112. L ancienne église paroissiale ayant été démolieen 1811, sauf la tour, qui s’élève isolée, c’est aujourd’huidans l’église abbatiale, construite vers le milieu du siècledernier, qu’on célèbre les offices ; les bâtiments claustrauxsont occupés par un pensionnat de demoiselles. Le 51 jan-vier 1578, don Juan d’Autriche, commandant les troupesespagnoles, attaqua à l’improviste les troupes des Étatscampées près de Gembloux et les défit complètement. Cesuccès éclatant fut suivi de la prise de la ville, dont lesvaincus avaient fait leur place d’armes, et en quelquesmois don Juan, profitant de la terreur qu’inspiraient sesarmes, se rendit maître d’une partie du Brabant, du Hai-naut et du Namurois.
Du côté de Charleroi, on voit le beau pavillon de Gol-zinne, entouré de vastes jardins, autrefois château fort bâtivers l’an 1100 par le comte Godefroid, assiégé en 1188,en 1231, en 1556, rasé par les Liégeois en 1429 et aban-donné à cette époque; Corroy-le-Château, jadis comté ap-partenant à une branche de la famille de Nassau; la célèbrebaronnie de Sombreffe, les ruines de l’antique manoir deLigny, Spy et enfin Mielmont, dont le château encore im-posant fut fortifié par le comte Henri l’Aveugle et brûléen 1188, après un siège de sept jours, par le duc de Brabant.
Sur les rives de la Meuse, côtoyées par la section du rail-way qui va de Charleroi à Namur, sont situées Malone etFloreffe, localités toutes deux jadis renommées par leursabbayes : à Malone, située dans une gorge resserrée, il yavait des chanoines réguliers, et le village, enclavé dans leNamurois, formait une terre franche dépendante de l’évê-