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PROVINCE DE NAMUR.
lerie. En 1837, le gouvernement a créé à Namurnn péniten-cier pour les femmes condamnées à la réclusion et aux tra-vaux forcés. Le système suivi dans cette prison consiste dansl’isolement cellulaire la nuit et la réunion silencieuse lejour. Les détenues s’occupent aux travaux ordinaires de leursexe. Ce pénitencier, établi dans les bâtiments de l’anciendépôt de mendicité, a été ouvert en 1840.
Le paysagiste Juppin, qui vivait au xvn° siècle, et LouisDewez, l’auteur de l’unique histoire du pays que nouspossédions (mort en 1834), étaient de Namur.
Le faubourg de la Plante, le long de la Meuse, versBouvignes, et ses jolies promenades ; Jambes, du côté duLuxembourg, où l’on trouve la pierre dite du Diable,monument celtique composé d’une énorme pierre soutenuepar quatre autres ; du côté du nord, Bouge, où campaCharles-Quint en 1554 et où mourut le fils naturel de ceprince, don Juan d’Autriche, en 1578; Tédrin, remarqua-ble par sa mine de plomb, découverte en 1G10; et enfinl’ermitage taillé dans le rocher dit des Grands Malades,voilà ce qu’offrent de plus curieux les environs immédiatsde Namur.
Le plateau qui s’étend vers le nord, et qui forme lapartie la plus populeuse de la province, est couvert d’ungrand nombre de villages, parmi lesquels on remarqueGembloux (2,400 hab. ), sur l’Orneau. Connue déjà dutemps des Romains sous le nom de Geminiacum, et voisinede la voie encore existante, qui conduisait de Bavai àTongres, cette petite ville reçut un nouveau lustre de sonabbaye de Bénédictins, fondée en 922 par saint Guibert, etdont l’abbé prenait le litre de comte, et siégeait au pre-mier rang des nobles aux états de Brabant. Ce monastère