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PROVINCE DE LIEGE.
pont suspendu sur la Meuse, achevé en 1845, facilite lescommunications entre Jemeppeet Seraing.
La réputation de l’établissement de Seraing est euro-péenne. C’était primitivement le château d’une famille noble,qui le céda aux évêques de Liège ; Erard de la Marcken 1533 et Georges-Louis de Berg en 1724 le firent res-taurer; ensuite Jean Théodore de Bavière, successeur deGeorges-Louis, le fit rebâtir; la république française letransforma en hôpital, et le gouvernement des Pays-Bas lecéda en 1816 à Charles James et John Cockerill, qui yétablirent des ateliers de construction pour les machines àvapeur, les mécaniques à filer la laine et le lin, ainsi qu’unefilature de lin. John, devenu seul propriétaire, en 1819,donna à cette usine d’immenses développements et y fitconstruire, en 1821 , le premier haut fourneau au coakqu’ait vu la province de Liège. Avant la mort de cet infa-tigable industriel, arrivée à Varsovie le 19 juin 1840, il yavait à Seraing dix-neuf machines à vapeur, d’une forcemotrice de 784 chevaux, des ateliers et des travaux d’ex-ploitation pour 3,500 ouvriers. On y trouve réunis uncharbonnage, une fabrique de fer composée de deux hautsfourneaux au coak, de trente-six fours à coak, de fours àgriller le minerai ; deux fonderies, une usine pour la fabri-cation du fer malléable, comprenant deux feux d’affinerie,quatorze fours à puddler, deux marteaux, dix fours à chauf-fer, cinq laminoirs, etc.; un établissement pour la con-struction de machines et appareils; des ateliers, des maga-sins, et nombre d’autres bâtiments qu’il serait par tropfastidieux d’énumérer.
Sous la commune de Seraing sont encore les houillèreset hauts fourneaux de l’Espérance et la verrerie du Val-