DE LIEGE A HUY.
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ment des eaux. Les exploitations qui environnent Liège sontles plus importantes; ce sont aussi celles-là qui donnentune houille si grasse qu’on ne peut l’employer aux usagesdomestiques dans son état naturel ; on est obligé de lapétrir avec de l’argile pour en former des boulets quibrident avec moins de rapidité. Sur les hauteurs deSaint-Gilles , on ne compte pas moins de soixante àsoixante-cinq couches superposées ; quelques houillèresatteignent une profondeur de o84 mètres.
La Meuse est la principale voie servant à l’écoulementdes mines de houille du bassin de Liège; elle les conduiten Hollande et en France, mais la navigation de ce fleuveest souvent interrompue ; au delà de biefs ou bassins pro-fonds, on trouve des barres en gravier ou en roc, à peinerecouvertes d’eau ; ici son lit est profond et le chenal large;ailleurs le courant n’a pas la profondeur voulue. S’il man-que à la Meuse des travaux d’art qui lui donnent un plusgrand mouvement commercial, elle est, par contre, riche-ment dotée d’avantages naturels. Une promenade en bateauà vapeur, de Liège à Dinant, est une des plus belles excur-sions que puisse entreprendre un voyageur en Belgique.
Le premier objet qu’on aperçoit en s’éloignant de la villede Notger, c’est le pont du Val-Benoît. On longe ensuiteles villages de Tilleur, Jemeppe, Ougrée, où le sol four-nit en abondance des fruits, des légumes, des céréales,et recèle des richesses plus productives encore. Ici rienn’efface le nombre et la splendeur des établissements in-dustriels , qui dressent de toutes parts leurs cheminéesgéantes, aux longs panaches de fumée. Ougrée, et sur-tout le hameau de Sclessin, qui est une de ses dépen-dances, méritent à cet égard une mention particulière. Un