DE LIEGE A HUY.
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Saint-Lambert, créée en 1826 et où l’on fabrique le cristal,la gobeleterie commune, et accessoirement des bouteilles,des verres et des verres à vitres. La verrerie occupe les bâti-ments d’une abbaye de l’ordre de Cîteaux, établie en 1202en cet endroit, qu’on appelait alors le champ des Maures(Campus Mauroruni), sans doute parce qu’il était peu-plé de houilleurs.
Le paysage prend ensuite un aspect plus agreste. Nousvoici devant la riante demeure de Flémalle. Quelques in-stants après on passe devant l’ancien manoir de Chokier,bâti sur un roc élevé et surplombant la route ; malgré saposition presque inexpugnable, il fut pris et brûlé par lesHuitois au temps d’Engelbert de La Marck; un siècle plustard, il appartenait à Fastré Baré de Surlet, l’un des capi-taines de l’armée liégeoise à la bataille de Bruslliem etmort dans cette sanglante journée. Dans une grotte situéeà quelque distance, on a trouvé des débris d’espèces anté-diluviennes d’éléphants, d’hippopotames, de rhinocéros,d’ours, d’hyènes, de chats, de chiens et de loups, ainsique des ossements pétrifiés d’animaux dont la race a sur-vécu aux grandes révolutions du globe.
La rive occidentale de la Meuse est, de Chokier à Huy,presque constamment bordée de hauteurs escarpées, tandisque sur l’autre rive s’étendent les verdoyantes campagnesde Ramet-Tvoz. Près du ruisseau des Awirs, aux alentourspittoresques, on voit les ruines du château d ’Âigremont,qu’on dit avoir été élevé par les quatre fils Aymon, et quiappartint longtemps aux La Marck ; en 1474 il fut déman-telé par l’évêque Louis de Bourbon. Warfusée, vaste demeuresituée sur une éminence d’où l’on domine un site très-étendu,et le hameau d aDommartin, dépendances de Saint-Georges,