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PROVINCE DE LIEGE.
dévastèrent en 882, grandit en importance à mesureque s’é-tendit l’autorité temporelle de ses prélats. Longtemps ceux-ci avaient continué à porter le nom d’évêques de Tongres;Richaire, qui gouvernait le diocèse vers l’an 950, est lepremier qui adopta le nom de sa capitale, en vertu d’unebulle du pape Jean X.
Une suite de grands princes, qui régnèrent depuis le mi-lieu du x e jusqu’au milieu du xi e siècle, attirèrent à Liègepar un gouvernement sage une population nombreuse,l’embellirent en y fondant un grand nombre de chapitreset de monastères, et annexèrent à ces communautés desécoles qui devinrent célèbres. Avant eux la ville ne com-prenait que le versant oriental de la hauteur de la citadelle,et se terminait à la Meuse et au bras de ce fleuve appelé laSauvenière. Le quartier appelé l’Ile , entouré par ce derniercours d’eau, était encore inhabité ; Eracle paraît lui avoirle premier donné quelque importance en y établissantl’église collégiale de Saint-Paul. Notger, qui régna aprèslui et qui mourut en 1008, étendit les bornes de ses états,accrut sa juridiction et affermit son autorité. Notger avaitélevé, presque en même temps, les collégiales de Saint-Jean, de Saint-Denis et de Sainte-Croix; Baldéric, à sontour, éleva l’abbaye de Saint-Jacques et consacra Saint-Barlhélemi. Liège dut à Réginard, mort en 1055, le pre-mier pont en pierre jeté sur la Meuse, et à Wazon, quitermina sa carrière en 1048, l’amélioration de ses écoles. Dutemps de ce dernier, la domination des évêques s’étendaitsur tout ce qui forma depuis la principauté, à l’exceptionde Bouillon et de Couvin, acquis seulement vers l’an 1095.
A cette période de développements lents, mais continus,succède une époque de transition, pendant laquelle les évé-