uements politiques marquent seuls dans l’histoire de Liège;puis viennent les terribles guerres soutenues par les ha-bitants de celte cité pour le maintien de leurs droits et deleurs privilèges. Depuis le commencement du xm e siècle, etsurtout depuis l’apparition du premier tribun, Henri deDinant, en 1250, jusqu’à la conquête du pays par lesFrançais en 1794, ce ne sont que luttes incessantes, danslesquelles triomphent tour à tour le pouvoir suprême et lepeuple.
Sous l’évêque Hugues de Pierrepont, en 1215, Liègeessuya une terrible catastrophe ; le duc de Brabant Henri,qui réclamait la possession des seigneuries de Molia et deYValeffe, y entra le jour de l’Ascension et l’abandonnaau pillage ; ce désastre, qui fut vengé par la bataille deSteppes, fit sentir la nécessité de fortifier la ville du côtéde Sainte-Walburge. On se mit aussitôt à l’œuvre, et la citéfut bientôt eu bon état de défense. Sous Henri de Gueldre,une rupture éclata d’abord entre lui et la commune, puisau sein de celle-ci, entre les bourgeois riches et les métiers;l’éloquence et l’audace de Henri de Dinant soutinrent long-temps le courage du peuple ; mais après une guerre désas-treuse , Henri de Gueldre entra en vainqueur dans Liège,le 28 octobre 1255, et le tribun populaire fut forcé defuir - .
La première moitié du xrv e siècle n’ofFre qu’une longuesuite de révoltes et de traités ; en 1502, une nouvelle émeuteamena le triomphe des gens de métiers; sous Adolphe deLa Marck , les paix de Fexhe en 1516, de Wihogneen 1526, de Floue en 1550, et de Liège en 1545, nefurent suivies que de courtes trêves. A la suite de la der-nière , on décréta la création du tribunal des Vingt-Deux,