LIEGE.
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les provinces de la Hollande, de l’autre avec le nord de laFrance, près de l’embouchure dans la Meuse de l’Ourte,navigable en partie, et dont la canalisation et la jonctionavec les affluents de la Moselle ont été commencées et se-ront peut-être bientôt reprises. Le chemin de fer, qui relieLiège aux parties occidentales du pays, longe cette grandecité pour se porter vers l’Allemagne. Les nombreuseshouillères et mines qui se trouvent en abondance aux alen-tours contribuent puissamment à activer son industrie etson commerce. Ses fabriques d’armes jouissent d’unegrande réputation ; la valeur des objets de cette natureexportés s’est élevée, terme moyen, de 1854 à 185G, à troismillions de francs. Ses manufactures de limes et de scies,ses établissements pour la confection de machines à va-peur et de mécaniques, ses fonderies de fer et de cuivre,ses brasseries, etc., sont pour elle autant de sources deprospérité. On fait encore à Liège des couvertures delaine d’une grande beauté.
Liège n’était au vi e siècle, qu’un hameau entouré demontagnes, de rivières et de bois. Saint Monulphe, évêquede Tongres, y ayant passé en se rendant à Dinant, futfrappé de la beauté de ce lieu écarté et de sa position avan-tageuse, et y fonda une église en l’honneur de saint Cosmeet de saint Damien. Cent cinquante ans plus tard, un de sessuccesseurs, saint Lambert, qui affectionnait ce séjour, yfut assassiné par des parents d’Alpaïde, femme de Pépin deHerstal. Saint Hubert, qui le remplaça sur le siège épiscopal,abandonna Maestricht et choisit pour résidence le bourgsanctifié parle martyre de son prédécesseur (709). Il y elevaune église en son honneur et donna à Liège ses premières lois.Depuis lors, la nouvelle cité épiscopale, que les Normands