302 PROVINCE DE LIÈGE.
nom de Paix des Douze, la termina enfin et abolit le droit
de vengeance privée.
Pour arriver à la station de Liège, le chemin de fer des-cend vers la Meuse, au moyen de deux plans inclinés, longsde 2,000 mètres chacun et rachetant tous deux une pentede 55 mètres. Entre ces deux plans inclinés, vis-à-vis lefaubourg de Sainte-Marguerite, on a établi un palier surlequel sont établis les bâtiments des machines. Les convoisparcourent à la descente les plans inclinés par l’effet seulde la pente, qu’on régularise convenablement en faisantagir les freins des voitures et en ajoutant au besoin deswaggons destinés spécialement à retenir et munis defreins puissants. Pour la montée, on emploie des câblessans fin mis en mouvement par des machines à vapeurfixes ; les convois sont en outre munis des mêmes freins qu’àla descente et d’un waggon-traîneau. On jouit en cet en-droit d’un panorama admirable; Liège se montre à vos piedsavec ses innombrables maisons, ses clochers, ses tours, sacitadelle qui la domine vers le nord, la Meuse qui, aprèsavoir traversé la vieille cité de Notger, sillonne les prairiesde Jupille, le fertile plateau d’Herve qui s’étend vers l’estet les hauteurs boisées de Quinquempoix.
Liège (74,050 hab. ) est assise dans une riante et pitto-resque vallée, entre deux collines que sépare une distanced’environ 2,250 mètres : la montagne de Sainte-Walburgesur la rive gauche, le mont Cornillon sur la rive droite. LaMeuse forme en cet endroit plusieurs îles et y reçoit versl’ouest le ruisseau la Légie, qui prend sa source à Ans, etvers l’est la rivière l’Ourte. Peu de villes ont une situationplus heureuse que celle de Liège, placée sur les bords d’ungrand fleuve qui la met en communication d’une part avec