LA HESBAYE.
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race des rois francs; Pépin de Landen, qui commença lagrandeur de la famille des Carlovingiens, y mourut versl’an 640 et y fut enterré sous un monticule qui porte en-core son nom ; plus tard son corps fut transporté à Ni-velles par les soins de sa fille Gertrude.
Au milieu de la Hesbaye, sur le Jaer ou Geer, est la pe-tite ville de Waremme (1.570hab.), réunie en 1078 à 1 évê-ché de Liège par donation de la comtesse Ermengarde.Elle n’est pas riche en antiquités ; son église a été recon-struite en 1801, son enceinte de murs a disparu, et de sonchâteau il ne reste plus qu’une petite hauteur, à peinesuffisante pour indiquer son emplacement. Dans les vastesplaines qui s’étendent au delà du Jaer dans la direction deLiège sont : Awans, où l’on montre encore dans une prai-rie près de l’église quelques ruines du château seigneurial,et le manoir si longtemps ennemi de Warouce, sous Alleur ;celui-ci est encore debout ; il est de forme ovale, et tel, ditl’abbé De Feller , que l’Europe n’en offre peut-être pointde semblable. C’est l’amour qui fut cause de la luttesanglante qui a éternisé le nom de ces deux résidences féo-dales. Un jeune gentilhomme de la famille de Waroux vou-lait épouser une fille fort riche du territoire d’Awans ; levoué du lieu prétendit que celle-ci était de condition ser-vile, et mit arrêt sur ses meubles et opposition au mariage.Lejeune homme passa outre et fit transporter les meublesde sa femme dans une autre juridiction ; le voué prit lesarmes pour soutenir ses droits, et le sang ayant coulé. laplupart des nobles du pays se virent impliqués dans cettequerelle. Elle dura trente-huit ans (1297-1535) et causa lamort de 52,000 hommes. Une paix conclue par la média-tion de l’évêque Adolphe de La Marck. et connue sous le