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PROVINCE DE LIMBOURG.
au moment où ce prélat y entrait par capitulation, sacca-gés par les habitants du bourg voisin de Brusthem. Aucommencement du siècle suivant, Saint-Trondfut plusieursfois attaquée par les ducs de Brabant et par les seigneursde Duras, leurs alliés. Le duc Henri 1 er avait l’intention del’unir à ses états, mais il fut devancé par l’évêque de Liège,Hugues de Pierrepont, qui l’acquit de l’église de Metz,ainsi que les abbayes de Waulsort et de Hastière près deDinant, en échange du village de Maidière en Lorraine(1227). Cependant ses successeurs, en qualité de hautsavoués de l’abbaye, conservèrent une grande influenceà Saint-Trond et eurent à ce sujet plusieurs démêlés avecles nouveaux possesseurs de cette ville ; en d’autres occa-sions, des querelles entre ses habitants et les Brabançonsde Léau causèrent des guerres entre les deux pays.
En 1408, Saint-Trond resta fidèle à Jean de Bavière;mais en 14G6, les bourgeois adhérèrent à l’insurrection desLiégeois contre Louis de Bourbon. En 14G7, Charles leTéméraire vint les assiéger, et pour obtenir leur pardon, ilsdurent livrer dix otages qui furent décapités. Elle fut plu-sieurs fois attaquée et prise pendant les guerres de l’évêqueJean de Hornes contre les La Marck ; ceux-ci, joints à Phi-lippe de Clèves, commandant les Flamands et les Braban-çons révoltés contre le roi Maximilien, y assiégèrent en vainle prélat en 1489. En 1566, le comte de Brédérode et d’au-tres nobles belges se réunirent dans la crypte de l’égliseabbatiale, malgré la défense de l’évêque, et y jurèrent decombattre le roi Philippe IL La ville fut démantelée en 1G75par le général français duc de la Feuillade, et entourée dequelques fortifications par les alliés en 1695.
Les principaux monuments sont : l’hôtel de ville, orné