BRUSTHEM. LOOZ.
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d’une haute tour placée à un de ses angles ; l’église deNotre-Dame, autrefois collégiale, dans laquelle on remar-que une statue de la Vierge attribuée à François Duquesnoy;l’église Saint-Martin, qui paraît remonter au xi« siècle ;l’église du couvent des Récollets, construite en 1754, re-marquable par les dimensions de sa nef dont la largeurexcède 50 pieds, etc. Il y a aussi une maison d’orphelins,un hospice pour les vieillards, un hôpital, un collège, etun séminaire qui, avant l’année 1859, était établi à Rolduc.On fabrique dans cette ville beaucoup de dentelles, quiprocurent du travail à un sixième de la population.
Entre les routes qui conduisent à Tongres et à Liège, ontrouve Brusthem, dont les habitants furent longtemps enlutte avec ceux de Saint-Trond : son château, propriétédes comtes de Los, fut ruiné en 1170 par les habitants decette ville, fortifié de nouveau en 1174, rasé derechefen 1178, et encore détruit en 1440 et en 1489. Depuiscette année, il est resté en ruine, et l’on n’en voit plus qu’unetour et quelques pans de murs. Dans la plaine voisine, lesLiégeois furent complètement vaincus par Charles le Témé-raire, duc de Bourgogne, le 28 octobre 1467.
Un peu plus loin est Looz, Los ou Borchloon (1,500 hab.),jadis capitale d’un comté qui comprenait à peu près toutela province belge, sauf Tongres, Saint-Trond et quelquesvillages près de la Meuse. Le comte Arnoul II, mort sansenfants. le donna à l’église de Liège, en 1014, à la de-mande de son parent l’évêque Balderic. Celui-ci en in-vestit son frère Arnoul à condition de le tenir en fief de luiet de ses successeurs, et à charge de réversion à l’église àdéfaut d’héritiers mâles. Le comte Louis III, qui n’avaitqu’une fille, disposa de son patrimoine en faveur de son