SAINT-TROND.
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un rayon de peu d'étendue, les cantons à l’est du fleuveet ceux à l’ouest, à partir de Thorn. La part qui lui estéchue est devenue un duché compris dans la confédérationgermanique. Elle contient 190,000 habitants, et le Lim-bourg belge 170,000.
La lisière méridionale de la province est fort peuplée etfertile; mais à mesure qu’on s’avance vers le nord, le solse couvre de plus en plus de bruyères, d étangs, de maraisà tourbes, et les villages deviennent plus rares. Dans lapartie belge seule, une étendue de 48,000 hectares, envi-ron le cinquième du territoire, reste improductive; toute-fois les défrichements s’étendent d’année en année, et lesefforts des capitalistes et des agronomes donneront bientôt,on l’espère, une nouvelle importance à la province, secon-dés qu’ils seront par les travaux que le gouvernement vafaire exécuter pour la canalisation et l’irrigation de laCampine. C’est le manque de chaussées et de voies navi-gables, joint au morcellement de la contrée en une infinitéde petites seigneuries, qui y a arrêté les progrès de l’indus-trie. L’agriculture même y est peu avancée, et l’on y cultiveplus de seigle que de froment; on y récolte, en outre, del’avoine, du sarrasin, de l’épeautre, de l’orge, de la ga-rance, du tabac, de la betterave. On élève dans cette par-tie du royaume une grande quantité de bétail.
Un court embranchement du chemin de fer, allant deLan-den à Saint-Trond, relie celte dernière localité au reste dupays. Saint-Trond(9 ,i00 hab.), autrefois Sarchinium } doitson nom à un noble de la Hesbaye qui y fonda en 055 uneabbaye et la donna à l’église de Metz. Au xi c siècle, ce mo-nastère et le village voisin furent entourés de murs, as-siégés en 1085 par l’évêque de Liège Henri de Verdun, et,
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