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PROVINCE DE LIMBOURG.
œuvres d’art principales qu’on y rencontre. Nous allonsentrer maintenant dans la partie orientale du royaume, oùd’autres objets attireront notre attention. La Meuse et sesaffluents n’arrosent pas un pays aussi riche que l’Escaut;mais leurs rives sont plus pittoresques, les constructionsdes hommes , debout ou en ruine, s’y empreignent d’unemajesté nouvelle, et la nature, comme pour remplacer lesmerveilles de l’art, y prodigue les siennes. Des mines, desgrottes, des sources d’eau minérale, voilà ce qui y com-mande l’admiration aux voyageurs.
Le Limbourg, ci-devant département français de laMeuse-Inférieure, a été formé d’un grand nombre de ter-ritoires distincts. On y a fait entrer une fraction de la Hes-baye, avec les villes de Tongres et de Saint-Trond, lescomtés de Los et de Horn, la ville de Maestricht, les terresd’empire de Reckheim, Thorn, Kessel, les cantons guel-drois de Ruremonde et de Venloo, des parcelles de ce quel’on appelait les terres d’Outre-Meuse, c’est-à-dire la sei-gneurie de Fauquemont, celle de Rolduc et le comté deDaelhem. L’évêque de Liège, le souverain des Pays-Bascatholiques, quelques seigneurs, et, depuis les conquêtesdu slathouder Frédéric-Henri, en 1052, la république desProvinces-Unies, s’y partageaient la domination.
Cet assemblage de petits étals auquel on a donné le nomde province de Limbourg, assez mal à propos, car l’ancienduché de ce nom est enclavé aujourd’hui dans la provincede Liège, a été de nouveau morcelé par le traité des 24 ar-ticles ; la Belgique n’y a conservé que les cantons à l’ouestde la Meuse jusqu’à Thorn. La Hollande, qui après la ré-volution de 1850 s’était maintenue en possession de laforteresse de Maestricht, a retenu celte ville et autour d’elle