TOURNAI.
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dans les premières années de son règne et passa trente an-nées dans l’isolement ; son frère Albert vit sa cour déchiréepas des dissensions domestiques ; enfin Jacqueline, petite-fille d’Albert, termina dans la retraite une vie agitée.Unie au faible duc de Brabant Jean IV, qui la délaissaitpour ses maîtresses et d’indignes favoris, dépouillée d’unepartie de son patrimoine par son oncle, le fameux évêquede Liège, Jean de Bavière, surnommé Sans Pitié, elle cruttrouver un défenseur dans Humfroid, duc de Glocester, etcontracta avec lui une union coupable. Mal secondée parlui, elle ne put, malgré son intrépidité, défendre le Hai-naut contre les armées de Jean IY, ni disputer longtempsla Hollande à Philippe le Bon, duc de Bourgogne et comtede Flandre (1458). Ce dernier s’enrichit de ses dépouilleset les transmit à ses descendants. Outre la province belgequi porte le nom de Hainaut, le comté comprenait Valen-ciennes , Maubeuge, Avesnes, Landrecies et le Quesnoy,villes réunies à la France sous le règne de Louis XIY.Tournai et le Tournaisis ont toujours formé un territoiredistinct.
Tournai (26,400 hab.), la première des villes du Hainauten importance, en population, en activité industrielle,mais la seconde seulement dans l’ordre administratif, estla plus ancienne des cités de la Belgique. Déjà avant queJules César eût soumis nos ancêtres, elle avait des rois ouchefs, comme : Auscro, Dubno, Donnus, dont quelquesmonnaies gauloises ont conservé le souvenir. Elle devintplus tard une cité romaine dont le roi des Francs, Clodion,vint s’emparer vers l’année 430. Lui et ses successeurs, Méro-vée, Childéric, y eurent leur résidence, et Clovis y séjournajusqu’au temps où il adopta pour lieux de demeure ha-