BRUGES.
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(18 mai 1302), les révoltés entraînèrent dans leur parti laFlandre presque entière et allèrent repousser les forces quis’avançaient contre eux.
A cette époque, le comte Robert de Béthune accorda,dit-on, aux Brugeois, l’autorisation d’ériger une société ouchambre d’assurance pour les marchandises ; il leur permitaussi d’agrandir l’enceinte de la ville, ce qu’ils exécutèrenten commençant par letang appelé encore aujourd’huil’eau de l’Amitié ou de l’Amour (hct minneioater, lacusamoris ), et par une partie du canal de Gand nommé deNieuwe-Laye. Les portes de Sainte-Croix et de Gand, dontla construction est remarquable, paraissent dater de cetteépoque. Au tir à l’arc, qui eut lieu à Tournai en 1393 etoù se réunirent 387 tireurs venant de 48 villes différentes,ce furent les Brugeois qui remportèrent le prix de la plusbelle tenue. Quelques années plus tard, en 1396, un né-gociant, Dinas de Répondis, s’y rendit caution de larançon de Jean sans Peur, fait prisonnier par les Ottomansà la bataille de Nicopolis. La somme garantie par lui mon-tait à 200,000 ducats et fut bientôt fournie par le comté.Les fêtes données à Bruges par les ducs de Bourgogne éclip-sèrent en magnificence tout ce qu’on avait vu jusqu’alors,surtout celles qui eurent lieu, en 1429, pour le mariage dePhilippe le Bon avec Isabelle de Portugal, lors de l’insti-tution de l’ordre célèbre de la Toison d’or, et à l’occasiondes noces de Charles le Téméraire et de Marguerited’York, en 1468.
Et cependant la ville ne jouissait pas d’une grandetranquillité. Au xiv e et au xv e siècle, les séditions y furentfréquentes, et l’une des suites les plus fâcheuses des trou-bles fut d’éloigner momentanément d’abord, puis pour