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PROVINCE DE LA FLANDRE ORIENTALE.
prisons où l’on ait introduit de grandes améliorations dans lesort des prisonniers et tenté d’utiliser leur captivité. Elle a étéélevée en 1772, par ordre des Etats de Flandre, sous le règnede Marie-Thérèse, et continuée en 1825 aux frais du pays en-tier. La partie ancienne, construite par Malfaison , directeurdes travaux de la Flandre, coûta 000,000 florins, sans ycomprendre le prix du terrain ; la partie moderne, bâtie parM. Roelandt, en a coûté 500,000. La maison de correctionforme un immense octogone , divisé en huit triangles, dontles sommets aboutissent à une cour centrale, disposition quia été imitée aux États-Unis, à Londres et en Prusse. Le pre-mier bâtiment, qui sert d’entrée, est habité par le comman-dant , le directeur des travaux , etc. ; on arrive de là à lacour octogone du milieu ; des portes, dont quelques-unessont armées de herses, conduisent aux sept autres partiesde la maison. Le premier et le second quartier sont occupéspar les prisonniers mâles, le troisième par les femmes, lequatrième par l’infirmerie et l’hôpital, le cinquième ne ren-ferme que des ateliers où quelques centaines de détenussont conduits tous les matins, le sixième sert de maison dedépôt civil et militaire pour tous les individus condamnésà moins de six mois d’emprisonnement, enfin le septièmeest réservé, depuis 1855 , à la réclusion des détenus incor-rigibles. La maison entière peut contenir 2,G00 prisonniers,mais il n’y en a jamais eu plus de la moitié.
Les Etals de Flandre y avaient établi quelques fabriques ;Joseph II les supprima, et ne conserva que la filature.Sous le gouvernement français, on adopta le principed’entreprise, et l’établissement coûta annuellement environ50,000 florins ; on est heureusement sorti de cette voie etil en est résulté un bénéfice supérieur au déficit qui exis-