GAND.
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lait auparavant. On s’occupe principalement dans celleprison du tissage de la toile et de la confection des che-mises, pantalons et guêtres nécessaires à l’armée. Autrefoisles condamnés étaient totalement privés des fruits de leurtravail ; maintenant on leur cède une partie de leur gain ,qui leur est remise à l’époque de leur sortie. Afin de rendrela corruption impossible, la seule monnaie de zinc a coursdans l’établissement; on ne peut y conserver ni or, ni ar-gent.
Il y a à Gand plusieurs belles casernes : la grande ca-serne d’infanterie, commencée eu 1087 et achevée en 1752,une des plus commodes et des plus saines du pays, situéevis-à-vis de la citadelle ; la petite , où l’on peut loger au be-soin 4,000 soldats, et la caserne de cavalerie.
Gand a vu naître l’empereur Charles-Quint, les deuxArtevelde, les historiens Philippe Mouskes, dont la chro-nique en vers est un des plus anciens monuments dela langue française, mort en 1282; Philippe Wielanl(m. 1519) et Philippe d’Espinoy (m. 1053), dont les sa-vants travaux ont fait connaître les antiquités de la Flan-dre ; Luc Vandervynckt (m. 1779), qui a fait le récitdes troubles du seizième siècle ; Charles-Louis Diericx(m. 1855), qui s’est occupé avec tant de zèle d’éclaircir lesannales de sa patrie ; le théologien Henri Goethals, dit deGand, connu au moyen âge sous le nom de docteur solen-nel (m. 1293); l’astronome Philippe Lansberg (m. 1052),le frère dominicain François Romain (m. 1755), excellentarchitecte; le sculpteur Laurent Delvaux (m. 1778).
Les faubourgs sont peu considérables et ne renfermentrien de remarquable , sauf quelques belles maisons de cam-pagne.