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PROVINCE DE LA FLANDRE ORIENTALE.
naçait ruine. Saint-Pierre devint une paroisse en 1809. Lesprincipaux tableaux sont : dans l’église basse, une Pèchemiraculeuse, d’Abraliam Janssens ; deux allégories de VanThulden, d’après Rubens, représentant le Triomphe de laReligion et de la Foi, et Luther et Calvin terrassés par laReligion catholique. Dans l’église haute, une belle compo-sition de Crayer : l’écuyer de Totila, roi des Goths, re-connu par saint Renoît ; et une résurrection de Lazare,par G. Segliers. Devant l’église s’étend une vaste plaineformée en 1811 par la destruction de quelques-uns desbâtiments abbatiaux ; une autre partie de ceux-ci estdevenue la petite caserne , qui peut contenir 4,000hommes.
Il y a de beaux confessionnaux dans l’oratoire des Carmeschaussés, rue Longue du Château.
Les principaux établissements de charité sont : l’hôpitaldit de la Ryloque, fondé en 1225 et joint ensuite à uneabbaye de religieuses instituée en 1228 et abolie en 1790.Celte utile fondation peut recevoir aujourd’hui 000 ma-lades. Dans une partie des bâtiments se trouve l’hospice deMiséricorde pour les vieillards, où l’on a découvert, il y aquelques années, deux peintures à fresque du xni e siècle-la première représentant le Sauveur donnant sa bénédictionà une dame que l’on croit être la comtesse Jeanne, pro-tectrice de l’abbaye; l’autre offrant saint Jean et saintChristophe. Les vieilles femmes sont logées dans un autrelocal, dit de Saint-Antoine, sur le quai de la Liève. Il y aencore plusieurs autres refuges pour les personnes âgéesdes deux sexes, et quatre hôpitaux, parmi lesquels nousciterons celui de Saint-Laurent, au marché au Poisson, oùl’on voit un beau lustre gothique à douze branches, une