GAND.
107
bonne toile de Crayer et le tombeau du fondateur Guil-laume Wenemar.
L’administration des hospices a encore sous sa surveil-lance deux maisons pour aliénés, dont une pour hommeset une pour femmes; l’hospice des Enfants trouvés, ettrois écoles d’enfants pauvres orphelins, savoir : l’hospicedes Garçons bleus, derrière Saint-Bavon, celui des Fillesbleues et celui des Corsets rouges, appelés ainsi d’aprèsl’habillement de ceux qui y sont reçus, logés et élevés. Lechanoine Triest, mort en 1830, et auquel la Belgique doitun grand nombre d’institutions charitables, a fondé à Gand,en 1818 et en 1822, deux instituts pour les sourds-muetsdes deux sexes.
Le couvent appelé le Riche Hôpital, établi au temps descroisades pour recevoir les malheureux atteints de la lèpre,est aujourd’hui converti en un atelier de travail, fondéen 1817, afin de parvenir à extirper la mendicité. On yoccupe un grand nombre d’artisans sans ouvrage et on leurconfie parfois, sous caution, du travail à domicile. Les ob-jets confectionnés par eux servent aux militaires et aux in-dividus entretenus dans les établissements publics.
Le mont-de-piété de Gand, fondé à la même époque queles autres établissements de ce genre existants en Belgique,possède un fonds particulier pour prêter sans intérêt, surgages, à la classe indigente, jusqu’à concurrence de douzefrancs. C’est un don de l’évêque Triest.
Gand possède une université fondée en 181 G, et la seule,avec celle de Liège, qui soit, depuis 1855 , soutenue et di-rigée par le gouvernement. Un arrêté ministériel y a jointdepuis quelques années une école de génie civil. Le palaisconsacré à cette institution occupe l’emplacement de l’an-