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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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GAND.

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bonne toile de Crayer et le tombeau du fondateur Guil-laume Wenemar.

Ladministration des hospices a encore sous sa surveil-lance deux maisons pour aliénés, dont une pour hommeset une pour femmes; lhospice des Enfants trouvés, ettrois écoles denfants pauvres orphelins, savoir : lhospicedes Garçons bleus, derrière Saint-Bavon, celui des Fillesbleues et celui des Corsets rouges, appelés ainsi daprèslhabillement de ceux qui y sont reçus, logés et élevés. Lechanoine Triest, mort en 1830, et auquel la Belgique doitun grand nombre dinstitutions charitables, a fondé à Gand,en 1818 et en 1822, deux instituts pour les sourds-muetsdes deux sexes.

Le couvent appelé le Riche Hôpital, établi au temps descroisades pour recevoir les malheureux atteints de la lèpre,est aujourdhui converti en un atelier de travail, fondéen 1817, afin de parvenir à extirper la mendicité. On yoccupe un grand nombre dartisans sans ouvrage et on leurconfie parfois, sous caution, du travail à domicile. Les ob-jets confectionnés par eux servent aux militaires et aux in-dividus entretenus dans les établissements publics.

Le mont-de-piété de Gand, fondé à la même époque queles autres établissements de ce genre existants en Belgique,possède un fonds particulier pour prêter sans intérêt, surgages, à la classe indigente, jusquà concurrence de douzefrancs. Cest un don de lévêque Triest.

Gand possède une université fondée en 181 G, et la seule,avec celle de Liège, qui soit, depuis 1855 , soutenue et di-rigée par le gouvernement. Un arrêté ministériel y a jointdepuis quelques années une école de génie civil. Le palaisconsacré à cette institution occupe lemplacement de lan-