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débris de l’ancienne abbaye de Saint-Bavon, dont l’origineremontait au vn e siècle. Tels sont: le réfectoire, bâti auxv e siècle et converti en église en 1855 ; le cloître, la cha-pelle de Saint-Macaire et la crypte de Sainte-Marie. Celle-ci, dans laquelle on a découvert un second pavé en mar-queterie, d’un travail fort remarquable, a été bénie en 1148par l’évêque de Tournai, Anselme. La chapelle est unetour octogone d’un effet très-pittoresque, consacrée en 1007aux reliques de saint Macaire, qui mourut en cet endroit,après avoir obtenu du ciel la cessation d’une peste qui en-levait par jour neuf cents personnes. A côté se trouve lepuits de saint Macaire, remarquable par son antiquité;l’eau , qui en est pure et claire, passe pour guérir la pesteet la fièvre.
Saint-Sauveur, Sainte-Anne, autrefois dédiée à sainteCatherine, et l’église du Petit Béguinage (dit le béguinageau Pré-Vert), bâtie en 1720, n’offrent rien de très-remar-quable. Cette dernière est réservée à une congrégationde béguines, qui sont au nombre de 400 environ.
Saint-Pierre, dont le dôme imposant embellit la stationdu chemin de fer, s’élève sur la hauteur appelée jadis lemont Blandin et la seule qu’on trouve dans cette contrée.L’antique monastère fondé en ces lieux par saint Amand aexisté douze siècles. L’église ayant été détruite par les calvi-nistes en 1578, un nouvel édifice fut commencé en 1G29 parl’architecte Jean Van Sanlhen d’Utrecht (appelé aussi San-zio), et achevé en 1720. Ce magnifique monument, un desplus beaux que l’art architectural moderne ait élevé dans lepays, fut converti en musée de tableaux en 1797 etéchappa de la sorte à la destruction ; la vieille église adja-cente de Sainte-Marie disparut en 1799, parce qu’elle me-