148 PROVINCE DE I,A FLANDRE ORIENTALE,
en 1570, ce fui à celte forteresse que s'attaquèrent d’abordles bourgeois. Après avoir forcé la garnison à capituler, ilstravaillèrent avec ardeur à la destruction de ce témoignagede leur humiliation. Le 8 novembre de la même année, lapacification de Gand fut signée dans leur ville ; mais à cetacte d’union entre les différentes provinces du pays suc-céda bientôt une complète anarchie, causée par les excèsdes calvinistes. Deux gentilshommes gantois , Jean d’IIem-bize et François de la Kethulle, seigneur deRihove, semirent à la tête de ces sectaires, interdirent le culte catho-lique et emprisonnèrent le duc d’Aerschol, gouverneur dela Flandre, d’autres nobles et quelques ecclésiastiques. Leprince d’Orange lui-même ne put arrêter le mouvement, etson départ fut le signal du pillage des églises et des cou-vents. Ces excès, qui soulevèrent une grande indignationdans les provinces wallonnes et causèrent leur séparationdes autres provinces, retombèrent bientôt sur leursauteurs. Hembize, pour avoir voulu suivre une marchepolitique contraire à celle de Guillaume le Taciturne, futforcé de quitter la ville (1579). Ou le rappela en 1585,mais il voulut profiter de son pouvoir pour soumettre sapatrie à l’Espagne; ses projets furent découverts et il futdécapité le 24 août de l’année suivante. Toutefois la situa-tion s’empirant de plus en plus elle parti modéré gagnantdes forces de jour en jour, un traité fut conclu avec leprince de Parme (17 septembre 1584).
Pendant deux siècles , Gand, ruiné par les guerres, lesémigrations, la chute du commerce, resta dans un étatcomplet de marasme, et son histoire u’ofFre d’autres épisodesque l’entrée des Français en 1078, après un siège de sixjours, et en 1745 à la suite d’une surprise. Lors de la ré-