GAND.
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Maximilien d’Autriche, fils de l’empereur Frédéric III ; lamort prématurée de la duchesse, en 1482, rompit troptôt cette union.
Maximilien, dont le caractère était insouciant et léger,était peu aimé en Flandre ; il ne put obtenir dans cetteprovince la tutelle de ses enfants qu’après une guerre quidura un an (1485). Sa prodigalité et les ravages de sestroupes lui avaient aliéné tous les cœurs; sa perfidie, aprèsson emprisonnement à Bruges en 1488, amena une luttecruelle, qui porta un coup mortel à la prospérité du pays.
Du mariage de Philippe le Bel, fils de Maximilien, avecJeanne, héritière des royaumes d’Aragon et de Castille,naquit à Gand, le 25 février 1500, le prince qui devaitporter un jour la couronne impériale et donner des lois àla moitié de l’Europe. La ville de Gand n’eut pas à se féli-citer d’avoir donné le jour à ce puissant monarque. S’étantrefusée à voter des impôts demandés par le souverain,et ayant fait périr quelques-uns de ses partisans, elledevint la proie d’un parti qui prit le nom de Cressers(Alarmistes). Charles-Quint ne balança pas à traverser lesétats de François I er , son implacable ennemi, pour venirécraser dans sa naissance cette révolte dangereuse. Il entradans sa ville natale avec des troupes nombreuses, sans queles habitants, sans alliés ni protecteurs, eussent osé tenterla moindre résistance. Il abolit leurs privilèges, confisqualeurs propriétés communales, leur imposa une amendede 150,000 florins, et fit décapiter vingt-six d’entre eux.Une citadelle, destinée à les tenir en bride, s’éleva surl’emplacement de l’abbaye de Saint-Bavon et du quartieravoisinant (1539).
Quand les Pays-Bas se levèrent contre les Espagnols