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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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GAND.

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volulion brabançonne, Gand fut le théâtre de combatssanglants qui se terminèrent par la retraite des troupesautrichiennes. Pendant les Cent Jours, en 1815, le roi deFrance, Louis XAIII, le comte dArtois, son frère, depuisCharles X, et le duc de Berry, séjournèrent à Gand. Le roioccupa lhôtel de M. dHane de Steenhuyse, rue des Champs,et durant trois mois, la première cité de la Flandre, de-venue le séjour dune cour et des ambassadeurs des puis-sances étrangères, offrit encore laspect dune capitale.Louis XVIII était arrivé le 50 mars, il partit le 22 juin.

Au moyen âge la population de Gand était nombreuseet habituée au maniement des armes. Toutefois, malgréce que disent la plupart des historiens, elle paraît navoirjamais excédé de beaucoup le chiffre de 100,000 âmes , etles corps darmée fournis par la commune ne se compo-saient dordinaire que de sept à huit mille hommes. Enlannée 1784, la cité de Charles-Quinl ne comptait pas,dit-on , plus de 51,000 habitants; encore la population decette ville avait-elle augmenté dun quart depuis lan-née 1745. En 1815 elle ne sélevait quà 60,000 âmes, maisen 1830 ce chiffre sétait augmenté dun tiers, et aujour-dhui Gand renferme 95,000 habitants. Depuis soixante-dix ans son importance a donc doublé.

Lindustrie gantoise prit un grand essor sous le régimefrançais. En 1800, Liévin Bauwens y érigea la premièrefilature de coton quait possédée la Belgique, et depuis, lac-tivité industrielle de la capitale de la Flandre na cessé decroître. On y compte un grand nombre de filatures decoton et de lin, de blanchisseries, dimprimeries de coton,de fabriques de machines, parmi lesquelles on remarque lebel établissement dit Je Phœnix ; de raffineries de sucre, et