GAND.
149
volulion brabançonne, Gand fut le théâtre de combatssanglants qui se terminèrent par la retraite des troupesautrichiennes. Pendant les Cent Jours, en 1815, le roi deFrance, Louis XAIII, le comte d’Artois, son frère, depuisCharles X, et le duc de Berry, séjournèrent à Gand. Le roioccupa l’hôtel de M. d’Hane de Steenhuyse, rue des Champs,et durant trois mois, la première cité de la Flandre, de-venue le séjour d’une cour et des ambassadeurs des puis-sances étrangères, offrit encore l’aspect d’une capitale.Louis XVIII était arrivé le 50 mars, il partit le 22 juin.
Au moyen âge la population de Gand était nombreuseet habituée au maniement des armes. Toutefois, malgréce que disent la plupart des historiens, elle paraît n’avoirjamais excédé de beaucoup le chiffre de 100,000 âmes , etles corps d’armée fournis par la commune ne se compo-saient d’ordinaire que de sept à huit mille hommes. Enl’année 1784, la cité de Charles-Quinl ne comptait pas,dit-on , plus de 51,000 habitants; encore la population decette ville avait-elle augmenté d’un quart depuis l’an-née 1745. En 1815 elle ne s’élevait qu’à 60,000 âmes, maisen 1830 ce chiffre s’était augmenté d’un tiers, et aujour-d’hui Gand renferme 95,000 habitants. Depuis soixante-dix ans son importance a donc doublé.
L’industrie gantoise prit un grand essor sous le régimefrançais. En 1800, Liévin Bauwens y érigea la premièrefilature de coton qu’ait possédée la Belgique, et depuis, l’ac-tivité industrielle de la capitale de la Flandre n’a cessé decroître. On y compte un grand nombre de filatures decoton et de lin, de blanchisseries, d’imprimeries de coton,de fabriques de machines, parmi lesquelles on remarque lebel établissement dit Je Phœnix ; de raffineries de sucre, et