G AND.
141
on s’aperçoit qu’on s’approche d’une grande cité, au grandnombre de villas disséminées de tous côtés.
Le chemin de fer entre dans la ville de Gand au lieudit les Prés des Moines, dont l’emplacement est occupé,en partie par la station, en partie par des blanchisseries.La vue dont on jouit en cet endroit est pleine de gran-deur ; vers le nord est le centre de la ville , que domi-nent les tours de la cathédrale, de Saint-Jacques, duBeffroi et de Saint-Nicolas ; vers l’ouest, sur une hau-teur connue dans l’antiquité sous le nom de Mont-Blandin,se développe le quartier populeux de Saint-Pierre et semontre la belle église moderne consacrée au prince desapôtres. A l’orient, on n’aperçoit qu’une immense agglomé-ration d’habitations.
La vieille commune flamande, la cité qu’on peut à justelitre surnommer le Manchester de la Belgique, est située aumilieu d’un pays complètement plane, ou, pour mieux dire,n’offrant que la seule élévation occupée par le quartier deSaint-Pierre, au confluent de deux rivières : l’Escaut et laLys. Un peuple industrieux a doublé les avantages que luiavait procurés la nature, en construisant des canaux qui ontmis Gand en communication directe avec Bruges, Damme,la Flandre Zélandaise et le pays de Waes. Deux de cescours d’eau artificiels, la Lieve et le Moervaert, sont très-anciens. Le premier, commencé vers 1231 el. continuéen 1231 , reliait la ville de Gand au célèbre port deDamme ; son lit envasé ne peut plus recevoir aujourd’huique des nacelles tirant au plus soixante centimètres. Quantau Moervaert, qui se dirige vers Hulst, il a été commencéen 1238 et approfondi en 1778. A toutes les époques, lesmagistrats de Gand ont fait de grands efforts pour faciliter