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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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on saperçoit quon sapproche dune grande cité, au grandnombre de villas disséminées de tous côtés.

Le chemin de fer entre dans la ville de Gand au lieudit les Prés des Moines, dont lemplacement est occupé,en partie par la station, en partie par des blanchisseries.La vue dont on jouit en cet endroit est pleine de gran-deur ; vers le nord est le centre de la ville , que domi-nent les tours de la cathédrale, de Saint-Jacques, duBeffroi et de Saint-Nicolas ; vers louest, sur une hau-teur connue dans lantiquité sous le nom de Mont-Blandin,se développe le quartier populeux de Saint-Pierre et semontre la belle église moderne consacrée au prince desapôtres. A lorient, on naperçoit quune immense agglomé-ration dhabitations.

La vieille commune flamande, la cité quon peut à justelitre surnommer le Manchester de la Belgique, est située aumilieu dun pays complètement plane, ou, pour mieux dire,noffrant que la seule élévation occupée par le quartier deSaint-Pierre, au confluent de deux rivières : lEscaut et laLys. Un peuple industrieux a doublé les avantages que luiavait procurés la nature, en construisant des canaux qui ontmis Gand en communication directe avec Bruges, Damme,la Flandre Zélandaise et le pays de Waes. Deux de cescours deau artificiels, la Lieve et le Moervaert, sont très-anciens. Le premier, commencé vers 1231 el. continuéen 1231 , reliait la ville de Gand au célèbre port deDamme ; son lit envasé ne peut plus recevoir aujourdhuique des nacelles tirant au plus soixante centimètres. Quantau Moervaert, qui se dirige vers Hulst, il a été commencéen 1238 et approfondi en 1778. A toutes les époques, lesmagistrats de Gand ont fait de grands efforts pour faciliter