140 PROVINCE DE LA FLANDRE ORIENTALE,
du terrain, y produisent ces riches récoltes qui excitentl’admiration des étrangers. Les céréales, le lin, le chanvre,l’orge, le houblon , le colza, y forment les bases d’un im-mense commerce ; de nombreux établissements industrielsentretiennent dans les villes une grande activité. Peu oumême point de pays contiennent une population plusagglomérée ; en 1815 elle s’élevait déjà à 021,000 âmes 5elle atteint .aujourd'hui le chiffre de 780,000, soit 6,000 ha-bitants par lieue carrée, et elle augmente sans cessedans des proportions effrayantes. Au moyen âge, le paysne pouvait nourrir ses habitants, et les grains de lamer Baltique lui étaient nécessaires; aujourd’hui, grâceau perfectionnement de l’agriculture, les récoltes sontplus que suffisantes. D’ailleurs , la population des villesa sensiblement diminué pendant les xvi e , xvn e et xvm e siè-cles; les villages au contraire ont crû en importance, pres-que tous les bois ont disparu , et une grande quantité deterrains vagues , de marais, de bruyères, ont été défrichés.La Flandre orientale produit pour le roulage des chevauxexcellents, remarquables par leur énorme carrure et très-recherchés ; le bétail y est d’une belle espèce, sauf lesmoutons, auxquels la température humide de la contréene semble pas convenir.
Entre la frontière brabançonne et Termonde, il n’y aguère à citer qu 'Opdorp, dont les habitants naissaient fla-mands et mouraient brabançons, parce qu’on les enseve-lissait dans le cimetière de Malderen. Au delà de Termonde,en se dirigeant vers Gand, en longeant la rive de l’Escaut,les localités les plus importantes sont : Wetteren (8,850 h.),où se trouvent plusieurs belles maisons de campagne;Melle et Ledeberg. En traversant ces deux derniers endroits,