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PROVINCE DE LA FLANDRE ORIENTALE.
le développement de leur commerce. Sous le règne deCharles-Ouint, ils ordonnèrent de creuser un canal quiallât rejoindre le Brackman, près du Sas-de-Gand, ouvragecommencé en 1551, achevé dix années plus tard, et devenuinutile quand les événements politiques eurent amené lefractionnement des Pays-Bas en deux états ennemis. Onsongea alors à gagner l’Océan par Bruges et Ostende ; lestravaux, dans ce but, furent commencés en 1613, et ensuiteplusieurs fois repris et abandonnés. Le beau canal quiexiste maintenant entre les deux villes a été entrepris dansl’année 1751 , aux frais des états de Flandre; la construc-tion de la Coupure, qui traverse la ville de Gand et jointle canal à la Lys, ne fut achevée qu’en 1758. Enfin de-puis 1826, le beau canal de Terneuzen amène de l’Escautoriental dans la capitale delà Flandre les vaisseaux du plusfort tonnage. Un magnifique bassin, dont les dimensionsfrappent d’étonnement, a été creusé pour les recevoir. Ils’étend entre les portes d’Anvers et du Sas, et n’a pas moinsde 1,700 mètres de longueur sur 60 de large.
L’origine de la capitale de la Flandre remonte à uneépoque très-reculée. Au vn e siècle elle existait sous le nomde Gand ( Gent, Gandammi ), et elle était la capitale d’unpaxjus ou canton. Quand saint Amand y vint prêcher l’Évan-gile, dans la première moitié du vn e siècle, ses habitantsrefusèrent avec obstination le baptême, et il fallut à l’apôtrede l’Évangile une grande persévérance pour adoucir descœurs que les menaces du roi Dagobert trouvaient insen-sibles. La fondation des abbayes de Saint-Pierre, bâtie parsaint Amand, et de Saint-Bavon, élevée par celui dont lenom de ce monastère conserve le souvenir, prépara lasplendeur de la cité gantoise en y attirant un grand con-