COMTE DE FLANDRE.
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des pays différents, tout en appartenant au même prince.L’origine de cette division remonte au morcellement del’empire des Francs en deux grandes fractions, l’Àustrasieet la Neustrie , auxquelles l’Escaut servait de limite. Celtefrontière resta la même quand, après la mort de Charle-magne , l’Àustrasie prit le nom de Lotharingie et la Neustriecelui de France, qui lui est resté. Les territoires d’Aude-naerde et de Gand dépendirent alors de cette dernièreet du comté de Flandre ; une partie de l’ancien territoireappelé le Brabant, partie qui forma depuis le comté d’A-lost, la seigneurie de Termonde, le petit canton deWasda ou Waes, et celui qui porta plus tard la déno-mination de Quatre-Métiers et où on trouvait Hulst ,Axel, Bouchont, Assenede, dépendirent de la Lotharin-gie. Othon le Grand, roi de Germanie, ayant soumiscelle-ci à ses lois, et voulant arrêter les incursions desFlamands, bâtit un château fort à Gand, près de l’abbayede Saint-Bavon. Mais trop éloignée pour être bien défen-due , cette forteresse ne put longtemps arrêter des princespuissants, dont les tentatives furent d’ailleurs secondéespar les révoltes continuelles des seigneurs lothariens. Enl’an 1047 le château de Gand fut assiégé par le comte deFlandre, Baudouin V, qui rangea sous ses lois toute laFlandre Impériale, restée depuis indissolublement unie aucomté, et jointe par la république française aux châtelleniesde Gand et d’Audenaerde, lors de la création du départe-ment de l’Escaut.
Le sol de la Flandre Orientale est en général très-fertile;il est cultivé avec un soin tout particulier. Le morcellementde la propriété , l’emploi judicieux des engrais , l’art aveclequel l’agriculteur varie les assolements, suivant la nature